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 Budget de la Ville : des recettes nouvelles sont possibles sans augmenter les impôts. Il faut le vouloir !

Kiosque mai 2012

Note : 3/5 (92 notes)

 



Lors de la dernière réunion du conseil municipal, deux délibérations financières importantes : le Compte Administratif 2011 (qui est la réalité de l’exécution du budget de l’année dernière) et le Budget Primitif 2012 (qui indique ce qui devrait être fait cette année).

Le Compte Administratif 2011 montre que les prévisions en matière de recettes ont été tenues  à plus de 100%. Mais il en va tout autrement dans le domaine des projets, réalisés à 39% seulement !
La municipalité est championne pour faire rentrer les impôts mais lanterne rouge quand il s’agit de réaliser.
Budget 2012. On ne sait pas très bien où l’on va ni si l’on pourra emprunter au niveau des besoins ; mais la « majorité municipale » a décidé d’amputer d’un million d’€ les dépenses de fonctionnement en réduisant sensiblement des subventions à nombre d’associations (mais pas à toutes).

La bonne gestion aurait exigé que l’on sortît des vieux schémas de pensée et qu’en face des « économies » à faire, on trouvât des recettes nouvelles.
On aurait pu, à l’instar de certains pays et collectivités locales françaises, refuser de payer la partie illégitime de la dette en engageant une action judiciaire contre les contrats de prêts toxiques.
On aurait pu aussi, comme nous le proposons depuis près de 2 ans, agir pour récupérer en gestion municipale les parkings que Vinci nous présente artificiellement comme déficitaires : La Foux et Hôtel de Ville.
Le Parking de La Roque, depuis qu’il est revenu en gestion publique, est maintenant bénéficiaire et pourtant il n’est toujours pas ouvert au stationnement horaire.

Je demande depuis 12 ans cette mesure de bon sens.
Si 4 des 5 parkings n’étaient pas délégués au privé, Grasse aurait encaissé, en 2010, 731 776 €.

Si l’on ajoute l’ouverture au stationnement horaire du Parking de La Roque, on dépasserait le million d’€ d’entrées pour le budget de la Ville.
Ce choix n’est pas celui de la municipalité qui préfère matraquer avec les impôts nos concitoyens et réduire les moyens de fonctionner aux associations et aux services municipaux que montrer aux banques et aux grands groupes privés une détermination à défendre l’intérêt public.