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 Centre Historique: un gouffre financier, ZAC Martelly; "dossier UNESCO"...

Conseil Municipal du 23 septembre 2014 (II)

Note : 3.4/5 (29 notes)

 



 

AMENAGEMENT DU CENTRE HISTORIQUE :

 

LE GOUFFRE (FINANCIER) AUX CHIMERES

 

Il était demandé au conseil municipal d’approuver le compte-rendu financier annuel 2013 de la SPL Grasse Développement (ex SEM), de donner également son accord pour une participation communale de 8 361 000 € et d’anticiper sur le budget 2015 de la Ville à hauteur de 1 197 000 € « pour rétablir (sic) l’équilibre financier de la SPL Grasse Développement sur sa mission d’aménagement du Centre historique » [délib.2014-184]

Depuis 2008, le groupe Grasse à Tous a toujours désapprouvé certains projets jugés risqués financièrement.

Force est de constater ici encore que la rénovation urbaine de Grasse avec des projets inadaptés devient un véritable gouffre financier.

Encore une fois, la ville va dépenser alors qu’elle est fortement endettée. C’est à croire que la majorité UMP du conseil municipal ne paye pas ses impôts à Grasse…

 

Lire les interventions de Magali Conesa et de Damien Voarino

(administrateur de Grasse Développement)

 
PATRIMOINE IMMATERIEL DE L'HUMANITE: DES SAVOIRS FAIRE LIES AU PARFUM: COPAIN, COPINE ET COPINAGE

 

Après avoir reconnu l’utilité pour la Ville de mener à la réussite ce dossier d’inscription au « Patrimoine immatériel de l’humanité » de l'UNESCO, ce pour lequel tout le monde partage un avis positif, les élus du groupe « Grasse à Tous-Ensemble et Autrement » attendaient quelques éclaircissements qui avaient été demandés lors du conseil municipal du 1er Juillet 2014.


Pour construire ce dossier d’éligibilité à l’UNESCO, une convention tripartite réunit la Ville de Grasse, la Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse et l’association Patrimoine vivant du pays de Grasse, dont le président -et aussi le fondateur- n’est autre que Jean-Pierre Leleux.
C'est cette association qui porte le projet [délib.2014-185].
 

Cependant, les informations demandées quant à l'incidence financière que cette convention aura sur la Ville de Grasse ne sont pas apportées.

En effet, Paul Euzière demande ce qu'il en est du poste de Nadia Bedar, « chargée de mission » par la Ville de Grasse dans ce dossier : « Quel type de contrat a cette personne ? Où est-elle affectée? Aucune délibération relative au poste de Mme Bedar n'a été présentée en Conseil Municipal ! ».

J. Viaud répond que c'est une question qu'il s'est posée lui-même.

Il transmet alors les informations suivantes : Nadia Bedar a un contrat avec la Ville de Grasse qui se terminera le 31 mars 2015. Elle a un poste de "conseiller technique" pour un salaire mensuel de 1 035 € nets. Elle a été recrutée par M Leleux.  Effectivement, le Conseil municipal n'a jamais délibéré sur ce poste…

J. Viaud d'ajouter : « Ce n'est pas de ma faute si Nadia Bedar existe ! ».
 

M.J. Turillo précisera : « Nadia Bedar porte ce projet, elle est la pièce maîtresse de ce projet. ».

Paul Euzière : « Je n'ai rien contre Nadia Bedar. C'est le procédé que je condamne ! ».

Jérôme Viaud : « Nadia Bedar reste sous l'autorité du maire mais intervient dans l'Association (Patrimoine vivant du Pays de Grasse) ».

Encore une fois, le respect du Droit semble complètement être une question subsidiaire.

 

Vote négatif du groupe « Grasse à Tous-Ensemble et Autrement ».

 

Lire l’intervention de Paul Euzière.

 

 

BIBLIOTHEQUE PATRIMONIALE :

 

LA REPUBLIQUE DEBOULONNEE !

 

Le maire a proposé  de débaptiser la bibliothèque Antoine-Maure, ancienne bibliothèque municipale, dont la vocation a été changée en bibliothèque patrimoniale [délib.2014-186].

La Bibliothèque Patrimoniale portera la nouvelle dénomination « Villa St-Hilaire » pour les raisons exposées par J. Turillo : « Située sur le plateau Saint-Hilaire, elle portera ce nom pour évoquer à la fois Jean-Henri Jaume Saint-Hilaire (1772-1845), botaniste né à Grasse et le moine-évêque Saint-Hilaire dont la retraite monastique s'articula entre les îles de Lérins et la métropole d'Arles.».
 

Paul Euzière intervient : « La bibliothèque municipale portait son nom du maire de Grasse, Antoine Maure (1898-1901). C'est stupéfiant qu'on supprime le nom de ce maire au profit de Saint-Hilaire qui, s'agissant de l'Evêque, n’a aucun lien avec l'histoire de Grasse. On débaptise du nom d'un maire qui n'a pas démérité pour un nom qui ne correspond  même plus à l'histoire religieuse puisqu’il n’y a plus de chapelle à Saint Hilaire depuis plusieurs siècles. Historiquement, c'est une faute ! ».

(Notons également que Jean-Henri Jaume Saint-Hilaire est né sous le nom de Jaume et qu'il ajoutera plus tard le nom Saint-Hilaire pour se distinguer d'un membre de sa famille qui avait fait régner la terreur…).
 

Quelle mouche a bien pu piquer le maire et son conseil pour débaptiser l’ancienne bibliothèque Antoine Maure, au profit du ci-devant Jaume, accessoirement « Saint » de son état (second). L’ennui, l’amusement, la foi ?

Les neuf élus « Grasse à Tous-Ensemble et Autrement » ont voté contre cette décision aussi stupide qu’infondée.


 

 

ZAC MARTELLY - DECLARATION D'UTILITE PUBLIQUE :

 

LA FUITE (FINANCIERE) EN AVANT

  

L’objet de cette délibération [2014-194] visait à statuer sur l'Utilité Publique du projet d'aménagement de la ZAC Martelly, confirmer l'intérêt général de cette opération et poursuivre toutes les procédures nécessaires à la mise en œuvre de l'opération de l'aménagement du quartier Martelly (notamment les expropriations).
 

Le commissaire-enquêteur a émis un avis favorable sur l'utilité publique de ce projet assorti de l'obligation de dépolluer le site de la station service.
 

Le commissaire-enquêteur a également émis 5 recommandations :

·      instauration d'un  « observatoire » pour l'examen des demandes éventuelles dans le cas de préjudices constatés par les riverains ou commerçants afin de proposer des compensations équilibrées,

·     concrétiser dans les meilleurs délais "un mode de transport doux" pour la liaison entre le centre historique et la gare (en alternative au projet du funiculaire suspendu).

·         accompagner le développement des vélos à assistance électrique.

·         passer un accord avec Pôle Emploi pour l'embauche locale.

·      examiner la possibilité d'un partenariat avec les commerçants pour la gratuité de la première demi-heure de parking.
 

Le 1er adjoint, P. Westrelin, indique que la mise en œuvre d'un tel projet donnera "une place et une identité à la zone", le projet sera équipé d'une galerie marchande, d'un cinéma, d'un hôtel, de places de stationnement, d'un jardin public...

Paul Euzière : « Ce projet est inadapté compte-tenu des finances de la Ville, il devrait être repensé. La concertation n'a pas été suffisante, les problèmes des stationnements, de la circulation dans le Centre historique, la situation des commerçants du Centre historique demeurent ».

J. Viaud : « La concertation a été faite, nous avons pris le temps de faire ce projet. Nous souhaitons y associer le plus grand nombre. Je souhaite construire un projet d'une telle envergure. Il faut qu'on s'engage dans un process. ».

C. Morel, adjoint à l’Urbanisme : « C'est un projet ambitieux dont le but est de redynamiser le commerce dans le centre-ville, de créer une porte d'entrée au centre historique. ».

Muriel Chabert : « C'est un projet magnifique, un poumon ouvert dans la Ville. Les commerçants bénéficieront de cet atout majeur. C'est un projet fondamental, ça va arroser la Ville dans son ensemble. ».

Valérie David : « En tant que membre du CA de Grasse Développement, je serai vigilante à ce que les enseignes soient en adéquation avec les commerçants du Centre Ville ».

Malgré un endettement record, la nouvelle municipalité de M. Viaud s’obstine donc à poursuivre les projets de M. Leleux et à  dépenser un argent qu’elle n’a pas.

L'échange de satisfecit de l'équipe de J. Viaud autour de ce projet de ZAC (mise sur pied par J.P. Leleux) n'a pas convaincu l'opposition. les groupes Grasse à Tous Ensemble et Autrement  et FN ont voté contre cette délibération.


Lire l’intervention de Paul Euzière.

 

 

 

« FRAIS DE REPRESENTATION DU MAIRE » :

 

TEMPETE… ET RETRAIT DE DELIBERATION

 

Cette délibération avait pour but d'attribuer « une indemnité forfaitaire » pour frais de représentation au Maire d'un montant de 5 000 €.


Dans le Budget Primitif 2014, sur le Compte Administratif 2012 et sur le Compte Administratif 2013, ce montant était de 2 500 €. De plus, ces 2500 € n'ont jamais été  intégralement dépensés par M Leleux.
 

Ainsi donc, avec cette délibération,  ces frais de mission passaient de 2 500 € à 5 000 €. C'est au regard de ces données vérifiables que Frédérique Cattaert est intervenue en évoquant « l'effort demandé à tous, sauf à M. le Maire ».

J. Viaud répond : « Votre texte est bien écrit, votre démonstration est pourtant fausse. La précédente municipalité s'octroyait la même chose, je n'avais donc pas obligation de délibérer. Je ne veux pas 1 € de plus, ce n'est pas une augmentation. Vous avez voulu faire un effet de style car la presse est présente, mais ce n'est pas vrai, c'est un mensonge ».
 

J.M. Degioanni vole au devant de J. Viaud: « Notre position va vous étonner, ce n'est pas de la démagogie mais nous avons été surpris par la modestie de la somme. Quoi de plus normal qu'il demande 5 000€ pour une ville qui est sous-préfecture ! »

J. Viaud continue de se défendre arguant que sur le budget primitif 2014 le montant de 5 000 € est indiqué, qu'il a été voté par délibération le 21 juin 2012 et de dire « Mme Cattaert, vous dîtes n'importe quoi aujourd'hui ! ».

Paul Euzière: « Il n'y a pas besoin de prendre une délibération puisque le budget a été voté. Le vote du budget est suffisant. Combien figure sur la ligne « frais de mission » dans le budget 2014 ? »
.

J. Viaud : « Le budget primitif est un budget prévisionnel » (sic !).

Une suspension de séance est demandé par le maire qui conclut : «Je ne laisserai pas Mme Cattaert dire que je me suis augmenté. Je représenterai cette délibération plus tard. Je remercie M Degioanni de son soutien. C'est un mensonge de dire que je dépense plus de 100% de la somme initiale. J'accepterai jamais ce qu'a dit Mme Cattaert. C'est ma volonté de ne pas avoir 1 € de plus, je ne vous laisserai jamais dire ce genre de mensonges. » et de finir par un nouveau : « C 'est pas vrai ! ».
 

Délibération retirée.

Le maire de Grasse, J. Viaud, qui se défend de s’être augmenté ses frais de représentation a retiré cette délibération... Ce qui démontre, au moins, un manque de certitude, malgré ses cris. Et qui nous conforte dans notre lecture des comptes qui s'appuie sur les documents officiels.

 

L’exercice du pouvoir s’apprend toujours aux dépends de ceux qui pensent qu’il suffit de le posséder pour avoir raison.

 

Lire l’intervention de Frédérique Cattaert.



PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE POUR L'ECLAIRAGE: UN AUTRE GOUFFRE

 
Cet avenant n°2 concerne le très coûteux contrat passé pour 20 ans par la municipalité Leleux en matière d'Eclairage public.

Ce contrat  va peser achaque année très lourd sur les finances communales.
Conformément à leurs prises de position constante en faveur du maintien d'un service municipal de l'Eclairage, les élus Grasse à Tous-Ensemble et Autrement ont voté contre cet avenant qui fait partie d'un contrat  désastreux pour la Ville.
 

 

 


Commentaires

COMME SI ON Y ETAIT !!!  ! merci je me suis régalée à la lecture de ce compte rendu    et malgré le caractère  affligeant  des finances  (mais qui paie dans cette ville : fausse question)  j'ai bien ri  monsieur paul euzière. On est mal donc !!