Six ans après une décision de justice définitive ordonnant la démolition du Château-Diter, les propriétaires continuent de braver impunément la loi, avec des soirées bruyantes ponctuées même de feux d’artifice, alors qu'un arrêté préfectoral "Alerte sécheresse" les interdit expressemment.
Nous sommes encore intervenus à ce sujet lors du conseil municipal du 23 juin.
Six ans durant lesquels nos concitoyens assistent, médusés, à ce spectacle affligeant : celui d'une Justice que l'on contourne méthodiquement, pendant que les représentants de l’État regardent ailleurs.
Le Préfet a répondu à notre lettre du 6 mars.
Il nous nous écrit que les recours de M. Diter bloqueraientnt tout recouvrement des astreintes, que chaque action de l'État est neutralisée par un recours. Bref, que la mécanique judiciaire se retourne contre ceux-là mêmes qui devraient la faire respecter.
Près d'un million d'€ d'astreintes dorment.
Une démolition fantôme.
Et une commune (Grasse) dont le maire, M. Viaud,, rappelons-le, avait cru bon de réclamer… seulement 1 € de dommages et intérêts !
L'égalité des citoyens devant la loi n'est pas négociable.
Elle ne saurait dépendre de la puissance financière et des relations de celui qui la défie.
Les Grassois en ont assez des réponses policées et de l’impuissance érigée en système.
Ils attendent de l’Etat et du Maire des actes.
Paul Euzière, Yamina Ghalouni, Frédéric Ferrare
Groupe « Grasse à Tous"
grasseatous@yahoo.fr
