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 Finances de Grasse et de la CAPAP: « Une situation qui s’aggrave, va s’améliorant… »

Kiosque février 2013

Note : 4.2/5 (20 notes)

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  • Jeudi 31/01/2013
  • 21:41
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Nous avons déjà souligné la détérioration constante de la situation financière de Grasse.

En 2004, la Chambre Régionale des Comptes relevait qu’avec une capacité de désendettement de 12 ans, nous étions "près du seuil limite de 15 ans".

Aujourd’hui, nous sommes bien au-delà.
Avec une dette de 73 millions d’ €, la capacité de désendettement représente 17 ans !
 

Il suffit de regarder l’état du Cours, du Jardin des Plantes, de la voirie et des trottoirs, des bâtiments communaux et de la salle Chiris (dans laquelle il pleut) pour s’interroger sur cet endettement.

Il a augmenté alors que des services municipaux et près de 80 employés sont passés à la charge de l’Agglomération Pôle Azur Provence (CAPAP): les piscines, le Théâtre, les musées, une partie de la voirie…

Comment, sinon par une gestion aberrante, peut-on expliquer qu’avec moins de charges et moins de services, la Ville conserve le même nombre d’employés et accroît son endettement ?

Cette réalité, les Grassois la touchent du doigt chaque jour.

Côté Agglomération, ce n’est pas plus brillant.

Malgré l’absence de tout compte rendu obligatoire en conseil municipal depuis 2008 et l’exclusion de l’opposition du Conseil communautaire (ce qui facilite les choses), quelques chiffres révélateurs:

La dette de la CAPAP a explosé.
De 5,9 millions d’€ en 2007, à plus de 31 en 2011 (multipliée par 5 en 5 ans) !
Les charges de personnel sont passées de 3 millions à 7.

Où passe l’argent ?
Dans des réalisations inadaptées, dans des projets ruineux (Symrise-Aroma Grasse : 20 millions d’€), le funiculaire (plus de 5 millions d’études)…

Quand discute-t-on de ces dossiers en conseil municipal ?
Jamais.

En dépit des obligations  de l’article 5211-39 du Code des Collectivités Territoriales, le conseil municipal  ne débat jamais ni de l’Agglomération  ni des syndicats intercommunaux (Sillages, SIVADES…)

En ajoutant à l’état de notre ville celui de l’Agglomération, on ne peut être qu’inquiets.

Pourtant, pour  la municipalité actuelle, il semble bien qu’ « une situation qui s’aggrave, va en s’améliorant » comme l’a écrit ironiquement le romancier grec Pétros Markaris.

Nous pensons le contraire.
Il est grand temps de replacer les Grassois et notre ville au cœur des priorités !
                                                                                                                                                               Paul Euzière