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 GRASSE: SORTIR D’UNE GESTION A L’AVEUGLETTE

Kiosque-Décembre 2018

Note : 3.5/5 (31 notes)

 



Sans doute parce que l’actuelle municipalité détient le record des démissions dans l’histoire de Grasse et que « la majorité » (très relative : 41 % au 2ème tour des élections de 2014) se délite, M. Viaud supporte de plus en plus mal quelque opposition que ce soit.

Il faut dire que le blablabla de la propagande municipale relayé par des médias plus que complaisants ne parvient plus à masquer la gravité d’une situation que tous les Grassois connaissent : non entretien de la voirie, manque criant d’équipements publics, quasi abandon du patrimoine, poursuite des projets les plus ruineux de M. Leleux, etc.
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Depuis 2014, la ville de Grasse puis la Communauté d’Agglomération ont été placées en Réseau d’alerte financière par l’Etat parce que tous les indicateurs étaient dans le rouge.
Ils le sont toujours.

Pour en sortir, M. Viaud a trouvé la solution : vendre le patrimoine.
Pour  aller vite, on brade le bien public des Grassois qui a été constitué durant des décennies par des maires de toutes tendances qui savaient, eux, que l’horizon d’une ville ne s’arrêtait pas à leur réélection.
C’est la fuite en avant.

Selon M. Viaud, l’opposition serait responsable de la situation budgétaire.
Nous bloquerions tous ses projets.

Quelle baliverne !

La ZAC Martelly n’a fait l’objet d’aucun recours. Pourtant rien n’avance, mais des millions ont déjà été dépensés dans ce projet à hauts risques.

La Médiathèque passe de 11 millions annoncés et contractualisés avec l'Etat à 27 millions. C’est aussi la faute à "l’opposition" ?

Les seuls recours devant la Justice administrative sont pour empêcher soit des ventes à forte perte (zone des Hangars), soit des opérations illégales comme la vente à une société suisse de 46 ha du legs Riou.

Si la municipalité n’arrive pas à tenir son budget, c’est tout simplement que son budget n’était pas tenable.
Nous l’avons dit dès février.

Ainsi, M. Viaud a inscrit 3 millions de cessions d’actifs par an pour la période 2017-2020.
Or, en 2017, elles se sont élevées à 250 000 €.

La municipalité prétend que l’attitude de l’opposition l’obligerait à souscrire de nouveaux emprunts.
Mais il y a actuellement 8,5 millions d’emprunts qui n’ont pas été utilisés !

Grasse a besoin d’une gestion réfléchie et rigoureuse, avec des objectifs clairs définis avec les Grassois et pour les Grassois. C’est ce que nous voulons et ce que nous ferons.


    Paul Euzière, Nora Addad, Ludovic Brossy
F  Frédérique Cattaert, Magali Conesa, Damien Voarino

G
  Groupe « Grasse à Tous-Ensemble et Autrement »