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 GRASSE : UN CONSEIL MUNICIPAL ENTRE EFFETS D’ANNONCE ET EXIGENCES DE TRANSPARENCE

CONSEIL MUNICIPAL DE GRASSE – MARDI 22 SEPTEMBRE

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« Grasse Campus », finances municipales, environnement et droit à l’information : les élus de Grasse à Tous ont rappelé que le contrôle démocratique ne se résume pas à approuver les décisions de la majorité.

Le conseil municipal du 22 septembre a illustré une nouvelle fois le décalage entre la communication de Jérôme Viaud et les questions concrètes que soulève la gestion municipale. Si plusieurs délibérations ont été adoptées à l’unanimité, les interventions de Grasse à Tous ont mis en évidence des insuffisances dans la présentation des dossiers, les choix budgétaires et l’accès des élus à l’information.

 
« GRASSE CAMPUS » : UNE DELIBERATION A CLARIFIER 


Paul Euzière est intervenu sur la mise à disposition de locaux municipaux à l’Allée des Bains (ancienne salle municipale du Cours), destinés à accueillir une école d’esthétique et de coiffure dans le cadre de Grasse Campus [Délib. 2026-162].

La délibération annonçait une mise à disposition « à titre gratuit », alors que le maire évoquait une contrepartie annuelle de 12 000 € pour la Ville, par le mécanisme des attributions de compensation entre la Commune et l’Agglomération. Cette contradiction n’était pas anodine. Paul Euzière a demandé que le texte soit corrigé pour correspondre réellement aux engagements financiers.Il a également interrogé les conditions d’accueil du public, notamment l’absence de stationnement dédié.

Résultat : le maire a accepté de reformuler la délibération, finalement adoptée à l’unanimité. La vigilance de « Grasse à Tous » a donc permis d’obtenir une clarification utile.
Voir l’intervention de Paul Euzière

 
BUDGET : INVOQUER LA RIGUEUR NE DISPENSE PAS DE LA TRANSPARENCE 

Sur la Décision Budgétaire Modificative n° 2, Paul Euzière a confirmé le refus de « Grasse à Tous » de voter des ajustements à un budget 2026 que le groupe n’avait pas approuvé.

Il a surtout relevé que 60 350 € de travaux dans les crèches du Pérard et du Petit Paris étaient financés par une diminution équivalente de la subvention de fonctionnement du CCAS.

Le maire a expliqué que ces travaux relevaient de la responsabilité de la Ville, propriétaire des bâtiments. Paul Euzière en a convenu, tout en maintenant son observation : des dépenses d’investissement ne devraient pas être financées par une réduction des crédits de fonctionnement

 Autre intervention : le suivi des arbres abattus à l’occasion des permis de construire et des replantations promises en compensation. Faute de disposer d’un bilan, J. Viaud a annoncé qu’il demanderait aux services municipaux un état des lieux, ainsi qu’un diagnostic sur les plantations et leur survie après les épisodes de sécheresse. Une demande de suivi environnemental élémentaire, dont il faudra vérifier les suites.

 
CONSEILS CITOYENS : LE DROIT D’INFORMATION N’EST PAS EN OPTION

L’intervention de Frédéric Ferrare a porté un enjeu démocratique majeur, à partir des démarches de Yamina Ghalouni sur le conseil citoyen des « Fleurs de Grasse »-La Blaquière.

Après des versions divergentes sur le fonctionnement et la composition des conseils citoyens, la conseillère municipale « Grasse à Tous » avait demandé des documents au maire qui est aussi président de la CAPG. Plus de deux mois après, les réponses restaient insuffisantes et contradictoires.
Frédéric Ferrare a rappelé le droit des élus à disposer des informations nécessaires à leur mandat et demandé la transmission des pièces sous huitaine, faute de quoi une saisine de la Commission d’accès aux documents administratifs, puis une procédure administrative, seraient envisagées.

Jérôme Viaud a finalement remis un dossier et reconnu que les congés estivaux avaient retardé sa constitution, tout en réfutant toute volonté de rétention d’informations.
Le problème de fond demeure : la transparence ne doit pas dépendre de relances répétées des élus.
Voir la question écrite de Frédéric Ferrare