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 Jean Girard, au delà du nom d'un stade de Grasse...

Victime exemplaire de "la grande boucherie" de 1914-1918

Note : 3.2/5 (47 notes)

 




Nombreux sont les Grassois et les sportifs qui ont fréquenté le stade Jean Girard, longtemps "le" stade de Grasse.
Peu connaissent l'histoire de ce Grassois issu d'une famille d'ouvriers, élu conseiller municipal de Grasse en mai 1912, dont le courage sur le champ de bataille entraina  la mort, à 34 ans  il y aura 100 ans le 23 septembre 1914, dans les combats de la ferme Confrécourt à Vingré (Aisne).
La citation dont il fut honoré témoigne de son courage et de son sens du devoir.
Elle mérite d'être rappelée: "C'est en se précipitant au secours de son chef, atteint mortellement par une pluie de balles de mitrailleuse qu'il tomba blessé lui-même, mais il se releva et se traîna jusque sur le corps de son chef où il fut, à son tour mortellement blessé".

Mais avant cet acte de courage mortel, Jean Girard avait aussi été un citoyen exemplaire qui, en dépit d'une culture au départ "rudimentaire", avait su grimper à force de travail, professionnellement puisqu'il il était parvenu à acquérir "une situation enviable" dans une importante maison de commerce, selon les termes du maire Eugène Perrimond.

Parallèlement, Jean Girard s'était imposé dans la vie publique en tant qu'animateur et responsable d'associations et sociétés: Comité des Fêtes, Association des Anciens Chasseurs Alpins, société sportive "Gallia-Club de Grasse, et société de préparation militaire "l'Avenir de Grasse".
Cet engagement lui valut aux élections municipales de 1912 d'être de tous les conseillers municipaux celui qui recueilli le plus grand nombre de voix.

En 1922, le conseil municipal de Grasse décidait de donner son nom au stade
Le maire d'alors, E. Perrimond, déclarait notamment: "...Sa ville natale qui peut être si justement fière de lui, se devait aussi de lui manifester, dans la plus large mesure toute sa reconnaissance et son admiration. C'était pour elle un impérieux devoir (...), la municipalité a eu la pieuse pensée de lui dédier ce stade communal de Saint-Jacques qui fut créé sur son initaitive et où vont s'entraîner, à la pratique des sports, tous nos jeunes Grassois..."

Merci à M. Simon Guérin, Président de l'Association des Amis du Lycée Amiral de Grasse et membre très actif de l'Association Historique du Pays de Grasse d'avoir depuis plusieurs années consacré temps, énergie et moyens personnels, à redonner un visage à Jean Girard et aux quelques 600 combattants de la Ière Guerre mondiale dont le nom est attaché à Grasse.
 
Merci aussi à Simon Guérin d'avoir souligné l'état lamentable dans lequel est aujourd'hui la tombe de Jean Girard, et d'avoir fait revivre le drame des six soldats innocents, tirés au sort et fusillés "pour l'exemple" le 4 décembre 1914 dans cette même commune de Vingré où était tombé, deux mois auparavant, le lieutenant grassois Jean Girard.
Ces six "poilus": Paul Henry Floch, Jean Blanchard, Francisque Durantet, Pierre Gay, Claude Pettelet et Jean Quinault appartenant au 298 ème RI ont fianlement été réhabilités par la Cour de Cassation le 29 janvier 1921.



Commentaires

Qui était Jean GIRARD

 Très bon commentaire,car personnellement natif du pays Grassois,j'ignorai qui était ce grand homme.