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 L’URGENCE DE REDEFINIR LES BESOINS

Kiosque Avril 2015

Note : 3.5/5 (44 notes)

 




Il  y a maintenant un an qu’une nouvelle municipalité a été élue.
Depuis avril dernier, elle a poursuivi  les projets de l’équipe de M. Leleux, ceux qui étaient plus ou moins lancés, comme ceux qui auraient pu et du être arrêtés.
Redisons  ce que nous écrivions le mois dernier ici même, la gestion et les choix de M. Leleux ont placé notre ville au bord du gouffre.

Nous n’avons évidemment jamais écrit que nous allions automatiquement être mis sous tutelle de l’Etat, mais que nous avons été mis en « réseau d’alerte ». Ce qui est grave.

Suite au Débat d’Orientation Budgétaire en conseil municipal du 17 février et aux réponses approximatives apportées à nos questions, nous avons  écrit à M. Viaud pour avoir des précisions sur la situation financière de la ville.
Dans sa lettre de réponse, le Maire confirme que ce que nous avons dit ne relève ni d’élucubrations ni de propos de campagne électorale.

Pour juger de la santé financière d’une commune, quatre critères sont pris en compte.
- Le premier est le Coefficient d’Autofinancement Courant.
Le seuil d’alerte est à 1. Nous sommes à 0,99.
- Le deuxième est le surendettement.
Le seuil d’alerte  est à 1,21. Nous sommes à 1,25.
- Le troisième est le ratio de rigidité structurelle.
Le seuil d’alerte est à 0,65. Nous sommes à 0,62.
- Le quatrième est le Coefficient de Mobilisation du Potentiel Fiscal.
Le seuil d’alerte est  à 1,00. Nous sommes à 1,07.

En clair, un des indicateurs est au vert, un autre à l’orange (foncé) et deux sont dans le rouge.

En 2014, l’endettement de la Ville a été accru de 3,8 millions d’€ auxquels il faut ajouter l’endettement du au ruineux contrat de Partenariat Public Privé pour l’Eclairage Public (auparavant réalisé par le service municipal).
Au  total, l’endettement est de 90,7 millions d’€.
9,9 millions de plus en un an !

Nous ne sortirons pas de cette situation avec  du bluff, des économies de bout de chandelle,  et encore moins  par une gestion de funambule avec des projets pas ou mal chiffrés.
Alors que l’argent manque pour à peu près tout, la municipalité persiste dans des projets ruineux : la Médiathèque, la ZAC Martelly, le prolongement de la pénétrante, etc.
Le Budget Primitif 2015 voté, le 14 avril, à la dernière limite légale aurait du marquer l’indispensable rupture avec les choix de M. Leleux. Au contraire, il les aggrave.
Avec  les conséquences dévastatrices auxquelles on peut s’attendre.

Paul Euzière
Président du groupe « Grasse à Tous Ensemble et Autrement »


Commentaires

l'argent manque.... mouais, à la mairie il manque pas pour tous !

 

 

Des économies, oui ! Mais pas sur le dos des enfants !

Les coupes budgétaires ne doivent pas se faire sur le dos des enfants !!! Or, il y a quelques jours, les écoles publiques de Grasse ont reçu notification que toutes les sorties scolaires - nécessitant un trajet en bus - allant jusqu'à la fin de l'année, et pourtant prévues dès septembre 2014, étaient tout simplement annulées pour raisons budgétaires ! Plus de musée, plus de théâtre pour les écoles des hameaux ou des quartiers éloignés ! Pour moi, comme pour beaucoup d'autres, c'est un véritable scandale de réduire ainsi les budgets dédiés à l'école ! Les parents ont été prévenus, on attend de voir s'il y aura des réactions de ce côté ... ?