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 PLAN LOCAL D’URBANISME : QUEL FUTUR POUR GRASSE ET LES GRASSOIS ?

Kiosque-juin 2018

Note : 4.3/5 (7 notes)

 




Grasse a une histoire ancienne et originale.

Elle n’est pas une ville de la Côte d’Azur, mais la capitale de la Provence Orientale.

Sa prospérité n’a jamais reposé sur le tourisme qui ne peut y être qu’une activité complémentaire.

Son rayonnement, Grasse le doit à son industrie, à ses parfumeries, à un savoir-faire qui font rayonner son nom dans le monde depuis des siècles.

L’avenir de Grasse ne peut consister à se mettre à la remorque des villes du littoral.

Cannes,  Antibes, Nice ou Menton appartiennent à « la Côte d’Azur », invention anglaise à bien des égards, qui s’est développée notamment à partir de 1830 avec les villégiatures d’hiver de la « gentry ».

On sait le rôle de Lord Brougham à Cannes, de J. H. Bennett à Menton, de Britanniques à Nice dès le 18 ème siècle.

Grasse a une autre histoire.
Son avenir passe par le développement de ses atouts propres
.

Depuis 1995, les municipalités n’ont pas pris cette voie qui exige la protection des patrimoines urbain et naturel, une connaissance des réalités grassoises et une vision d’avenir cohérente.

Grasse perd sa personnalité et devient une ville-dortoir.

Le Centre-ville au patrimoine exceptionnel se désertifie et se paupérise.

Les hameaux sont de plus en plus attirés par le dynamisme des communes voisines, le Plan et Plascassier par Mouans-Sartoux et Valbonne, Magagnosc par Châteauneuf...

La ville subit un véritable éclatement.

Cette situation est due en grande partie à l’urbanisation anarchique entrainée par le PLU de 2007.

Un nouveau PLU 2016-2027 est donc en cours d’élaboration.

Outre une Enquête Publique avec des documents illisibles et d’autres manquants, avec des passages copiés-collés de PLU d'autres villes de France!,  que constate-on ?

- des incohérences majeures entre les objectifs de croissance de population (0,4%=  +2290 h) et le nombre de logements que l’on propose de construire (3160= +7000 h)

- l’absence de nouveaux équipements collectifs nécessités par cette augmentation de population (ni école, ni centre culturel ou sportif, ni jardin public, rien en matière d’assainissement collectif)

- le maintien de projets rejetés par les Grassois (prolongement de la pénétrante jusqu’à St Jacques, maintien du tracé du funiculaire, relance du projet immobilier de la ZAC Roquevignon).

S’il devait être adopté en l’état, ce PLU transformerait irrémédiablement notre ville en une arrière-cour sans âmede la Côte.

Paul Euzière, Nora Addad, Ludovic Brossy, Frédérique Cattaert,
Magali Conesa
, Damien Voarino

Groupe « Grasse à Tous-Ensemble et Autrement »