Le 1er avril 2023, , une manifestation avait réuni, associations, habitants et élus du Pays grassois
Par un jugement rendu le 3 juin 2026, le Tribunal Administratif de Nice vient d’annuler l'arrêté du Préfet des Alpes-Maritimes refusant l'autorisation environnementale sollicitée par la société Mat'Ild pour la création d’une unité de traitement des mâchefers (résidus d’incinération des ordures) sur le plateau de la Sarrée.
Fait rarissime, le Tribunal Administratif a décidé de délivrer lui-même cette autorisation.
Cette décision suscite une profonde incompréhension.
Tout au long de l'instruction, les communes concernées et voisines -dont Grasse, la Communauté d'Agglomération Sophia-Antipolis et la Communauté d'Agglomération du Pays de Grasse ont exprimé -unanimement- leur opposition à ce projet.
Les associations et de très nombreux habitants se sont également mobilisés pour alerter sur ses conséquences potentielles pour l'environnement et le cadre de vie.
« Grasse à Tous » a déposé un dire sur le registre d’Enquête publique explicitant les raisons fortes -notamment en ce qui concerne la préservation de la nappe phréatique- de s’opposer à un projet dangereux et porteur de multiples nuisances.
Dans un communiqué du 22 mars 2023, « Grasse à Tous » soulignait, en outre, que : « les Grassois et riverains de la RN 2085 subissent déjà de Pré-du-Lac au quartier des Casernes à Grasse les nuisances d’une grande partie du charroi quotidien des camions des carrières de Gourdon et qu’avec 35 000 véhicules par jour le carrefour de Pré-du-Lac est saturé.
Avec le surcroît de trafic dû à l’implantation de ce centre de traitement à la Sarrée, imagine-t-on la qualité de vie le long des routes départementales RD 2085 (Villeneuve-Loubet-Grasse) et RD 3 (Pré-du-Lac - Gourdon) qui verraient passer quotidiennement dans un sens, puis dans l’autre, sur des dizaines de kilomètres, soixante semi-remorques chargés de mâchefers à traiter, puis retraités ? »
Dans ce contexte, le préfet des Alpes-Maritimes avait pris une décision tenant compte des préoccupations exprimées par les élus et habitants.
Cette appréciation est aujourd'hui entièrement remise en cause par le Tribunal Administratif.
Au-delà du débat juridique, cette décision interroge sur la place accordée à la parole des territoires lorsqu'une opposition aussi unanime et constante est exprimée par les collectivités locales, les élus de proximité, les associations et les citoyens.
Personne ne conteste l'autorité de la justice administrative. Mais, il est légitime de s'interroger lorsqu'un projet faisant l'objet d'une telle contestation locale est finalement autorisé, malgré les positions convergentes de l'ensemble des acteurs du territoire.
Les enjeux environnementaux, hydrauliques et de circulation qui ont motivé cette mobilisation demeurent. Ils continuent d'appeler à la plus grande vigilance.
Nous appelons l'ensemble des collectivités concernées, les élus dans leur diversité, les associations, les habitants et tous ceux qui sont attachés à la préservation de notre cadre de vie à poursuivre la mobilisation dans un esprit républicain, responsable et déterminé.
L'avenir de notre territoire ne peut être dissocié de la volonté de celles et ceux qui y vivent, y travaillent et en assument chaque jour la responsabilité.
Grasse, le 5 juin 2026
Pour les élus « Grasse à Tous »
Paul Euzière
Lire le jugement du Tribunal Administratif de Nice.

La Sarrée
NON et NON, quels sont ces gens qui autorisent cette exploitation alors qu'ils n'habitent pas cet environnement qui sera insupportable pour tous les riverains?
Y en a marre d'être obligé de subir ce qui est contraire au bien être de la population par la décision de gens qui ne sont pa sur le terrain: pouah!