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 VILLA IACOMI: L'EXEMPLE DE TOUT CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE

Kiosque-décembre 2017

Note : 4.9/5 (10 notes)

 


 

Le Maire -M. Viaud- et la municipalité ont décidé de vendre la Villa Iacomi, au 12 boulevard Fragonard, un ensemble de 450 m² qui jouxte le Musée d’Art et d’Histoire de Provence (MAHP).

Cet immeuble de 4 étages est situé idéalement par rapport au MAHP.

Il été acheté en 1982 par la municipalité de Georges Vassallo, sur proposition de Gilbert Andrucioli alors adjoint à la Culture, pour y entreposer les riches réserves muséales de la Ville.

35 ans plus tard, ces réserves qui constituent une partie non négligeable du patrimoine des Grassois sont toujours éparpillées.

Stockées dans des conditions ne répondant pas aux exigences scientifiques de conservation, elles se détériorent.

Les municipalités successives n’ayant pas entretenu la Villa Iacomi, les bâtiments se sont dégradés.

Il a fallu faire des travaux coûteux, notamment de toiture: 243 000 €.

En 2015, une première estimation du service des Domaines (Etat) fixe la valeur du bien à 155 000 €.

En 2017, à la suite d’une simple demande du responsable du Service Juridique de la Ville, le service des Domaines, sans faire de nouvelle visite, rabaisse sa valeur à 87 000 €.
De 344 € le m², on tombe à 193 €.
En 2 ans, le bâtiment aurait donc perdu 44 % de sa valeur !

La Villa Iacomi est donc mise aux enchères pour 87 000 €.

En conseil municipal, nous avons dénoncé
une « logique » de gestion qui est ruineuse pour les Grassois.

1 - la Ville achète à un certain prix (rarement au rabais) un bien pour une destination d’intérêt public,

2 - on « oublie » le projet et on n’entretient pas le bien,

3 – on vend au rabais, en tous cas toujours à perte par rapport à sa valeur potentielle, le bien que l’on a laissé se dégrader.

Ce n’est pas tout

En 2013, M. Leleux a fait voter pour le compte de la Ville l’achat par l’Etablissement Public Foncier (EPF) de bâtiments à St Marc pour un total de 4,2 millions.
Sur 5300 m², 2475 m² étaient soi-disant destinés aux réserves des musées.

Or, ces locaux sont totalement inadaptés.

Aux termes de la convention avec l’EPF, la Ville devait racheter ces locaux s’ils n’avaient trouvé acheteur.

Au pied du mur, en 2015, la Ville a donc procédé à un tour de passe-passe.
Elle a refilé à la Communauté d’Agglomération ce bien inutilisable pour 1, 2 million €.

On viendra ensuite dire qu’il n’y a pas d’argent.

Redisons-le. Grasse n’est pas une ville pauvre. C’est une ville que l’on ruine.

Paul Euzière, Nora Addad, Ludovic Brossy, Frédérique Cattaert, Magali Conesa, Damien Voarino
Groupe « Grasse à Tous-Ensemble et Autrement »